Les 10 Mivtsaim
La pureté familiale

Mivtsa 08

La pureté familiale

Pour préserver le bonheur, le bien-être, l'unité de votre famille, respectez les lois de la pureté familiale

Le mariage et la vie du couple sont traités très minutieusement par la tradition juive. Force est de constater le nombre quasiment insignifiant de divorces dans les foyers qui observent ces lois. Sans aucun doute, on peut en conclure que leur respect développe et approfondit l'harmonie, l'amour vrai entre l'épouse, le mari, leurs enfants.

La connaissance des détails des lois de la pureté familiale demande cependant une étude attentive. Dans ce domaine aussi, les représentants du Beth Loubavitch vous aideront si vous le voulez.

Les lois de la pureté familiale sont d'application très complexe. Leurs principes généraux vous sont donnés ci-dessous mais rien ne saurait remplacer leur étude concrète avec une personne les maîtrisant parfaitement. Vous pouvez, à cet effet, prendre contact avec le Beth HABAD.

1

La période d'abstinence

Dès le début des règles, ou dès qu'elle a observé un écoulement de sang, la femme devient « Nidah ». Dès ce moment, le couple doit s'abstenir de tout contact physique et de tout ce qui pourrait mener à ce contact (ne pas dormir dans le même lit, etc.). Ils ne reprendront la vie commune qu'après qu'elle se sera trempée dans un Mikvé (bain rituel) cachère.

Attention : la seule immersion dans un Mikvé n'est pas suffisante. Pour qu'elle soit valable, les préparatifs exposés ci-dessous sont impératifs.

2

L'interruption de pureté

À partir du cinquième jour des règles — et non pas avant — la femme doit procéder à un examen interne appelé « Interruption de Pureté ». Si, par exemple, ses règles se sont déclarées un jeudi dans la journée, elle s'examinera le lundi suivant en fin d'après-midi.

Cette inspection ne peut se faire qu'après l'arrêt définitif de l'écoulement sanguin, l'après-midi, peu avant le coucher du soleil. Pour cela, il lui faudra se laver soigneusement la région corporelle intéressée, puis prendre un morceau de tissu blanc et souple, l'entourer autour du doigt, l'introduire en elle le plus profondément possible et le tourner dans tous les sens, le retirer ensuite et l'examiner à la lumière du jour pour voir s'il est entièrement propre, dépourvu de toute trace de sang.

Ceci fait, la femme introduit profondément en elle, avant le coucher du soleil, un autre morceau de tissu qu'elle maintiendra jusqu'à l'apparition des étoiles. Elle examinera ce morceau de tissu « témoin » le lendemain matin à la lumière du jour pour voir s'il est resté totalement dépourvu de tache. Si l'une des deux phases laisse apparaître une tache, il conviendra de recommencer complètement le lendemain.

3

Les sept jours de netteté

Si l'examen d'interruption de pureté donne des résultats positifs, aucune trace de souillure n'ayant été constatée, la femme renouvellera ces inspections internes deux fois par jour, le matin et le soir avant le coucher du soleil, pendant sept jours consécutifs. S'il lui est difficile d'agir de la sorte, elle s'examinera le premier et le septième jour de netteté d'une manière parfaite. Pendant les autres jours intermédiaires, un examen sommaire suffira.

4

L'immersion

La nuit qui fait suite aux sept jours de netteté, après un bain soigneux et tous les autres préparatifs nécessaires afin que le corps soit bien net et qu'aucune impureté ne vienne gêner le contact de l'eau, elle prendra son bain rituel dans un Mikvé cachère. Les relations entre époux pourront alors reprendre.

Attention : ni la douche, ni la baignoire ne procurent la pureté indispensable. Seule l'immersion dans un Mikvé peut le faire.

5

Les jours de séparation

Pendant la période où la femme n'est pas Niddah, il existe trois séries de jours où les contacts physiques seront interdits :

A. Le Trentième jour

Le trentième jour à partir du premier jour où elle a observé l'écoulement, celui-ci y étant inclus. Ainsi, si elle a observé l'écoulement un mercredi, le Trentième Jour sera le jeudi quatre semaines plus tard.

B. Le Jour du Mois

La même date du mois juif que celle du premier jour où la femme a observé un écoulement de sang, un mois plus tard. Si elle constate que la date est la même chaque mois, elle consultera un Rabbin.

C. Yom Haflaguah

L'intervalle entre le jour de l'interruption de pureté et le premier jour de l'écoulement suivant, reporté sur le mois qui suit. Ce jour étant délicat à déterminer, il conviendra de faire appel à une personne compétente.

Chacun de ces jours, la femme devra procéder à un examen interne identique à ceux des sept jours de netteté.

Mikvé